Le mythe de la correction en maisons d'édition
Sur son blogue, Jean-Basile Boutak effectue un retour sur son expérience d’auto-édition :
http://e-jbb.net/2012/01/20/retour-sur-mon-experience-dauto-edition/
Son texte offre une plus value didactique réelle pour les auteurs qui s'intéressent à l'autopublication. Jean-Basile utilise le terme auto-édition auquel je préfère celui d'autopublication. Nous en reparlerons donc une autre fois. Comme dit le canadien Lou Jacobi dans Irma la douce: "That's another story"...

Mon billet est une réaction à un commentaire de ses lecteurs :
«Gros avantage du passage par l’éditeur : en principe il offre une qualité de relecture bien confortable pour l’écrivain(mes ouvrages sont épluchés par trois personnes qui elles aussi écrivent, et que j’épluche quand c’est leur tour de passer sur le gril).»
À l’égard de l’auteur du propos, il faut noter le bémol introduit par les mots «en principe».
Je ne peux que le remercier de m’avoir donné le goût de prendre le temps d’écrire à mon tour.
Avec tout le respect que je dois à ceux qui oeuvrent dans le domaine de l’édition, alors que j’y trempe les orteils depuis seulement quelques mois, je crois que l’aura du «service de correction» d’une maison d’édition, en 2012, doit être déboulonner et remiser dans le même classeur que «l’odeur du papier» comme raison de ne pas acheter un eBook!
Vous savez que ce type de service est maintenant parfois délocalisé?
http://www.sfep.org.uk/pub/news/outsourcing.asp
Je me permets de citer un de mes tweets (qui n’a eu aucun succès statistique d’ailleurs avec zéro clic;-)) :
« Si l’édition est gage de qualité d’un livre, faut-il un étiquetage précisant si cette opération a été délocalisée? ow.ly/8pP7Q »
Vous savez que les trois étapes clés de la correction ne sont plus respectées depuis des années?
http://www.correcteurs.org/images/files/que.choisir.janv.2012.pdf
Vous savez que les «petites mains » de l’édition sont l’objet d’une exploitation bien documentée?
http://www.correcteurs.org/images/files/gallimard.TGI1.7.04.pdf
Vous savez que renier pour survivre ce que l’on promet pour exister, c’est l’histoire de la disparition de la correction dans l'édition?
Je n’en savais rien jusqu’à très récemment.
Bien sur, il doit exister des maisons d’édition où ce travail capital est l’objet d’une saine vénération.
Bien sur, il doit exister des auteurs qui entretiennent cette relation symbiotique avec leur éditeur :
http://expositions.bnf.fr/brouillons/index.htm
Bien sur, il doit exister des initiatives numériques désireuses restaurer la primauté du «beau texte» par le biais de la revalorisation de l’étape de la correction. Voila sans doute une des raisons d'exister des "Pure Player" comme on dit en France. L'absence de certains coûts inhérents à la production du livre papier pourrait permettre d'investir dans ce qui « apparait sur l'écran ». Mais le prix de vente des «livrels» sera peut-être un obstacle rédhibitoire à ce pieux vœu.
La réalité est tenace. Plus que jamais, il semble dangereux d'amalgamer systématiquement le concept «maison d’édition» et «label de qualité» pour façonner un totem intouchable ou un ode flagorneur au texte proprement corrigé.
Il n’y a pas si longtemps, les autopubliés étaient considéré comme des vaniteux sans talents, car refusés par les maisons d’édition. C’est l’un des miracles de la propagande d’une industrie qui contrôlait bien son marché. Ce n'est pas rien.
Qui sont Marcel Proust, Alexandre Dumas, Gertrude Stein, Zane Grey, Upton Sinclair, Carl Sandburg, Ezra Pound, Mark Twain, Edgar Rice Burroughs, Stephen Crane, Bernard Shaw, Anais Nin, Thomas Paine, Virginia Wolff, e.e. Cummings, Edgar Allen Poe, Rudyard Kipling, Henry David Thoreau, Benjamin Franklin, Walt Whitman, William E.B. DuBois, Beatrix Potter, Deepak Chopra …
Des autopubliés.
Ce billet ne règle rien.
Toutefois, si nous n’en pouvons plus d’entendre parler de l’odeur du papier comme frein à la lecture numérique (j’ai des livres récents qui puent d’ailleurs, là aussi il y a putrescence d’un écosystème), nous devons, je dois, rester éveiller quant à la nature pernicieuse d’une perception qui ne correspond plus à la matérialité des faits.
Comments
Je ne sais que penser de ce
Je ne sais que penser de ce billet, si ce n'est qu'il peut montrer l'intérêt de passer par un "petit" éditeur, quoi que tous ne se valent pas, c'est un fait. Allan E Berger, à l'origine du commentaire qui a engendré cet article, est lui-même auteur, on peut donc juger de sa bonne foi quand il évoque cette étape avec son éditeur !
Concernant la correction, certes elle n'est peut-être plus suivie à la virgule près chez les éditeurs, mais reste tout de même un passage de correction, sans oublier le tri, qui peut tout de même garantir une certaine qualité dans les parutions éditées (oui, sans compter le copinage et la peopolisation des livres...).
J'en retiens surtout que l'auteur a intérêt à faire attention à l'orthographe lui-même. Je lisais un témoignage d'un éditeur qui disait qu'il n'était pas vital de ne pas faire de fautes pour être un bon auteur. Certes, mais j'ai l'impression que c'est tout de même devenu vital pour se faire éditer, car les éditeurs de plus en plus regardants sur les retouches de textes n'adopteront donc jamais un texte qui leur demanderait tant de travail, aussi bon soit-il.
Pour le reste, je pense que chacun devrait se faire son propre avis sur l'édition/l'auto-édition, a partir de ses expériences. Certes, le monde de l'édition n'est pas vraiment rose, mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et la voir comme un monstre.
Article et liens très intéressants en tout cas ! ;-)
De l'importance de la correction
Merci pour le commentaire.
C'est le premier sur mon blogue. Si j’étais proche, je vous ferais un bisou.;-)
Éliminons immédiatement toute ambiguïté : la correction est un passage obligatoire pour respecter les lecteurs.
Mon billet tentait d'exprimer l'importance de la correction. Dans une autre vie, j'ai eu la chance d'être « corrigé » quotidiennement. Je reconnais l'importance du geste et, maladroitement peut-être, je tente de le valoriser.
Qu’il soit autopublié ou dans le giron d’une « maison », un auteur ne peut que bénéficier d’être revisité par un regard extérieur. Oui, une maison d'édition offre ce service à ses auteurs... mais pas gratuitement. Un autopublié peut aussi se faire corriger. Cela s'appelle un investissement.
J’en profite pour réitérer ma demande d’aide: je cherche unE spécialiste de la correction/révision (fiction et non-fiction) pour une interview.
Le premier commentaire de
Le premier commentaire de votre blogue ? Espérons que ce soit le première d'une longue série !
Bien d'accord avec vous : la correction est un art qui mérite d'être mis en valeur ! Pour l'auto-édité ou l'auteur qui cherche à être publié, ce peut même être un investissement incontournable !
En tout cas, sans forcément investir, la première des choses est de trouver un relecteur doué en orthographe (parmi son entourage par exemple) si on se sait assez enclin à faire des fautes.
Au plaisir de vous lire !
édition vs. auto-édition
Je n'ai aucune expérience personnelle ni de l'édition ni de l'auto-édition. Mais lorsque vous parlez d'investissement, vous touchez là un des rôles de l'éditeur : il prend à sa charge tous ces coûts, donc il prend un risque.
Peut-être que dans un contexte plus difficile, le coût du risque ne pouvant plus être assumé par les livres qui se vendent bien par ailleurs, l'éditeur rogne sur certaines choses, comme la correction.
Et plus prosaïquement, j'ai connu un typographe capable de trouver au moins une faute dans trois paragraphes relus par plusieurs personnes. Peut-être que ça n'existe plus ?
Ahhhh les typographes…
Un corps d’élite composé aux fils des siècles par des traditions où la rigueur naissait d’un processus de production sans cmd-z.
Quand le premier Mac est sorti, ils rigolaient. Quelques années plus tard, ils étaient en recyclage. Comme les aérographes qui étaient des spécialistes du « no undo ».
L’extinction de ces deux « races » de créateurs évoque le sort des forgerons lors de l’apparition de la voiture. Les plus fins ont commencé à fabriquer des arbres à cames, les autres sont allés au saloon.
Vous dites «Peut-être que ça n'existe plus ?». Je suis persuadé du contraire.
Un aspect négligé
J'ai mon idée là-dessus mais j'ai tendance à faire des fautes donc je ne m'étendrai pas trop sur le sujet... C'est intimidant d'écrire sur un blogue d'auteurs... surtout quand on y traite d'orthographe... :)
L'orthographe du manuscrit est un aspect négligé pour tout individu qui veut se lancer dans l'écriture. La correction est un problème qu'un auteur doit régler.
Je compare les auteurs qui veulent s'autopublier avec les musiciens indépendants. Quelle musique achetez-vous et pourquoi?
Les musiciens indépendants que vous écoutez, vous les avez découverts comment? où? pourquoi?
La publication est une chose. Savoir se promouvoir en est une autre. Et c'est là que les auteurs sont plutôt mauvais: dans l'originalité.
Je serais capable d'endurer bien des fautes d'un auteur particulièrement original.
Beaucoup de choses intéressantes;-)
Salut Maxxie,
D'accord avec vous pour insister sur l'importance d'une bonne étape de correction/révision que l'on soit autopubliéE ou poulain dans une maison d'édition.
Pour ce qui est de la prescription, tout change avec internet. Il y a des centaines de sites de lecteurs, parfois hyperspécialisés. C'est là que l'on recommande ce qui nous a plu... Il y a aussi les blogueurs et tout le reste des acteurs du web.
Selon les statistiques que je croise régulièrement, la plupart des découvertes de nouveaux auteurs passaient par le prêt d'un livre par un ami. Ce qui est aujourd'hui souvent considéré comme du piratage. À suivre.
Pour ce qui est de la capacité de s'autopromouvoir, il semble que cela soit le lot de tous les auteurs, incluant ceux qui sont édités. Il apparait que ce travail, à part certains cas d'espèce, soit maintenant du ressort des écrivains.
hello
Salut Luc.
Je suis déjà passé plusieurs fois sur ton blog car je le trouve très intéressant, dans la mesure où il soulève des problématiques telles que la correction, l'autopromotion d'un jeune auteur, etc...Ce sont toujours des sujets très compliqués pour ceux qui sont passionnés par l'écriture et qui souhaitent être publiés un jour, que ce soit sous format papier ou numérique, et je commence seulement à m'y intéresser.
Je pense quand même qu'il faut s'entourer "de pros", que ce soit pour la correction ou la promotion de l'ouvrage, cela me parait vraiment indispensable même si forcément, cela coûte cher. Un bon narrateur ne fait pas forcément un bon vendeur et pour ce qui est de l'orthographe, et de très bons auteurs littéraires commettent des fautes régulièrement... Personne n'est parfait. De quoi passer des nuits blanches et se faire des cheveux blancs, mais le fait de gagner ses premiers euros avec ses propres lignes, c'est quand même le pied et le jeu en vaut la chandelle.
besoin de pros...
Besoin de pros... je ne dis pas non, mais peut-être pas aussi affirmativement.
Exemples (non testés) :
vous cherchez des relecteurs, des conseils : faites-vous un réseau de contacts sur Internet et améliorez-le au fil des retours que vous avez. Sinon, tapez sur notre ami google "béta lecteurs" par exemple et vous verrez apparaître un tas de communautés de relecteurs.
Vous cherchez des recommandations ? tentez une recherche avec "recommandations blog littéraires" ou bien des revues comme http://augusterevue.com/
J'ai bien l'impression que nous sommes à une époque charnière où la qualité n'est plus forcément au rendez-vous par les circuits classiques mais peut être réelle par des circuits au parfum d'amateur, de bénévolat et d'enthousiasme.
Profitons-en ça ne dure jamais aussi longtemps qu'on voudrait...
Merci pour la participation!
Merci pour la participation!
Je suis pour un maximum de professionnalisme.
Voici ce que je dis dans le FAQ du site:
"L'autopublication est plus facile que la voie traditionnelle?
J'écris cette réponse le mardi 18 octobre 2011 et lucprevost.com n'est pas encore en ligne.
Je crois que l'autopublication est plus difficile pour un auteur.
Publier pour zéro dollar est possible en excluant le temps investi, mais ne garantit aucunement le remplacement adéquat des multiples talents qui arpentent les sentiers de l'édition traditionnelle... d’où l’impossibilité d’improviser et l'énormité de la tâche."
@Alexandre
En soulevant le «mythe» de la correction/révision (C/R), je ne tente pas de réduire son importance pour les autopubliéEs. Je crois que les coûts réels de cette étape constituent un obstacle pour quelqu’un qui va vendre 1000 livres. Même à 10 euros.
@J-C Garnier
Je suis totalement en phase avec vous sur l’émergence actuelle de structures alternatives pour combler les besoins de la C/R. Et le reste de la révolution post-capitalisme ;-)
Merci pour cet article! Voilà
Merci pour cet article! Voilà une position que je défends depuis longtemps: qui sait ce qui se passe vraiment derrière les portes closes des maisons d'édition? Je lis beaucoup trop de livres publiés par des maisons d'édition qui sont pleins de fautes, ou simplement vraiment pas terribles. Je crois en effet qu'il faut distinguer entre corrections éditoriales et corrections orthographiques; parfois ce sont les premières qui laissent à désirer, parfois les secondes...
Je m'étonne d'ailleurs que la plupart des commentaires semblent se focaliser sur les secondes, alors que de nos jours, il existe une foule de correcteurs orthographiques intégrés qui repèrent les coquilles dès que l'on en commet. C'est sur le fond qu'on ne remplacera jamais l'humain, et à ce propos, je ne suis pas sûre de saisir la différence entre un bêta-lecteur et un éditeur. A priori, je dirais que le bêta-lecteur n'a besoin d'aucune compétence; il se contente d'exprimer ses sentiments d'une manière qui pourrait être fausse ou trompeuse, tandis que l'éditeur est censé savoir pourquoi ce qui ne fonctionne pas ne fonctionne pas, et travailler de concert avec l'auteur à l'arrangement du texte. Qu'en pensez-vous?
Sinon, je suis aussi pour le professionalisme, et pour la rémunération des travailleurs et travailleuses. Ceci dit, il est certain que le travail d'édition ne demande pas de formation particulière (seulement des compétences qui peuvent être trouvées chez les uns et les autres), alors il n'y a pas de raison que cela coûte un bras.
Professionnalisme
Bonjour Asia M,
Merci pour le commentaire.
Je crois que nous entrons dans une nouvelle forme de collaboration entre les auteurs et les spécialistes périphériques, qu'ils soient à la pige ou en maisons d'édition.
Les marges bénéficiaires d'hier permettaient théoriquement un vrai travail de fond entre l'auteur et son éditeur. Pour constater l'ampleur réelle d'une telle tache, on peut se référer aux définitions des activités rédactionnelles de l'Association Canadienne des Réviseurs : http://www.reviseurs.ca/fr/embauchez/definitions.html
Mais en 2012, grâce, ou à cause du numérique, la donne n'est plus la même.
Alors pour répondre à votre question sur la différence entre l'éditeur et le bêta-lecteur, je dirais que l'éditeur n'est pas obligatoirement la personne qui fait la correction/révision... Une autre porte ouverte défoncée;-)
Plus sérieusement, un bêta-lecteur n'est pas un professionnel. Sinon, tous les sportifs seraient fatalement qualifiés pour devenir entraineur…
Un peu comme un menuisier n'est pas un architecte. Il peut avoir un avis éclairé, proposer des modifications géniales à votre maison, mais pourquoi prendre un tel risque? Bien sur, probablement que son conseil sera gratuit. D'ailleurs on peut penser que le comité de lecture d'une maison d'édition est composé de bêta-lecteurs. Pourquoi payer x $ à un spécialiste de la correction/révision pour lire alors qu'il peut aider un auteur déjà en selle pour la même somme? Une bonne gestion implique ce choix.
La réalité semble contraindre plus d'un partenariat auteur/éditeur à diminuer l'investissement dans cette étape. J'en ai discuté avec quelques intervenants actifs sur le marché et j'ai obtenu des échos très mitigés. Cette collaboration mythique entre un auteur et le polisseur de diamant devrait être l'objet d'une fierté et d'une franche promotion. Rien de tel dans ce que j'ai recueilli. Ayant cependant des entrées extrêmement limitées dans le monde de l'édition, je ne peux tirer des conclusions définitives de mes quelques échanges.
Je note cependant que malgré de multiples appels à l'aide sur Twitter et Facebook, je n'ai pu encore discuter avec un seul spécialiste de la correction/révision. Ces spécialistes semblent totalement invisibles même s'il y a des millions de nouveaux auteurs depuis quelques années. Je cherche toujours et je pense mettre une annonce dans le VOIR pour trouver la perle rare qui acceptera d'être interviewé pour expliquer son métier.
Finalement, je crois que le/la réviseur doit avoir un bagage particulier. Si un réalisateur n'est pas obligé d'aller à une école de cinéma, tout comme son caméraman ou son monteur, il en va de même pour le métier d'auteur ou de réviseur. Par contre, l'absence d'une formation académique particulière doit être compensée par une expérience acquise, dans le cas qui nous intéresse, par la lecture, une connaissance singulière de la langue et une capacité d’analyse et de mise en perspective des mécanismes structurants d’un texte. Il faut en convenir, cela n’est pas à la portée de tout le monde.
Mais que faire si on s’autopublie?
J’ai une petite idée dont nous reparlerons;-)
Un exemple de relation auteur/éditeur magnifié
Voici un bel exemple [vidéo] de ce que tout auteur souhaite, je crois: ;-)
http://www.enviedecrire.com/travailler-avec-son-editeur-fabrice-gaignault/
l'édition en numérique
Dans mon dernier billet qui tente de dresser un tableau de m'édition en France au tournant du numérique (où je cite votre blog d'ailleurs), je note qu'en France, entre 1970 et 2007, on a vu +200% (!) de nouvelles publications : aucun rapport avec le numérique, on parle de publication papier. Je pense qu'en soi cela peut expliquer pourquoi la qualité s'en ressent : moins de sélection, moins de temps passé sur chacun à l'amender et le corriger. C'est la différence entre l'objet industriel et l'objet artistique/artisanal tout simplement.
D'accord avec le fait qu'une vue extérieure est toujours bienvenue sur une production éminemment personnelle. J'espère que le numérique, en donnant de meilleures chances d'existence aux multiples petites maisons d'éditions, moins tournées vers le rendement, permettront de redonner à la sélection, à la découverte d'auteurs, à la collaboration éditeur/auteur une réalité qui dépassera les discours d'intention.
Sinon, quelles sont ces idées sur l'autopublication dont vous parlez à mots couverts ?
Les raisons de la vigilance réduite
Cher JC,
Oui, la simple augmentation exponentielle du nombre de parutions papier explique la baisse qualitative du contenu de l'édition papier. Si on doublait le nombre de club de foot en première division, la qualité en pâtirait naturellement... Autant par la qualité des auteurs que celle des ressources disponibles en maisons d'édition.
Les nouveaux PurePlayers ont, selon moi, des contraintes encore plus sévères.
Oui, les portes s'ouvrent enfin à de nouveaux auteurs. Oui de nouvelles collections audacieuses voient le jour. Twitter regorge d'exemples positifs où l'on peut voir l'énergie, l'enthousiasme et le savoir-faire d'équipes novatrices.
Par contre, le numérique avance dans les méandres de nouveaux formats et de nouveaux engins de lecture. Si les sentiers traditionnels de l'édition sont balisés par des siècles de recettes éprouvées, la création des nouveaux contenus est une jungle qui exige des efforts anémiants à tous les acteurs de la chaine. De plus, tristement, mais logiquement, je ne crois pas que les petites maisons soient moins tournées vers le rendement... Le pain coûte-t-il moins cher pour les numériques? Je conçois bien une néoliberté d'entreprendre dans un milieu sclérosé par les privilèges accumulés au fil des ans, mais cela ne fera pas disparate les tentatives du livre « augmenté » par exemple... Dans cette course, ce sont les acteurs du passé qui pourraient survivre grâce à leur capacité d'investir lourdement.
Je me permets de joindre un lien à votre billet;-):
http://jcgarnier.wordpress.com/2012/03/16/editeurs-au-tournant-du-numeri...
Mes idées sur l'autopublication? Vous avez Skype?
Un exemple frais
En lisant mes flux RSS ce matin, je découvre cet article:
L'édition 2.0, forcément « participative » ?
http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/acteurs-numeriques...
Rien de fou mais une étincelle de plus.
La quadrature du cercle
Je viens de relire attentivement cet articles (et le précédents) et le fil de la discussion. Très intéressant.
Comme je te le disais sur Twitter, je partage bon nombre de tes constats à propos du monde de l'édition et de sa relation à son "produit". Car le problème se situe bien ici, du moins en ce qui concerne ceux que l'on nomme (peut-être improprement maintenant) les professionnels de l'édition: pour la plupart d'entre eux, le travail d'un auteur, que ce soit un travail de fiction ou non d'ailleurs, est un produit et non une oeuvre. En s'industrialisant, le monde de l'édition a changé le statut de l'oeuvre: c'est maintenant une marchandise (et pour certains, c'est même une marchandise comme les autres). Et puis aujourd'hui, à part quelques urluberlus au nombre desquels nous sommes, nous qui participons à cette conversation, qui, donc, se soucie de la qualité formelle du livre qu'il lit ? Personnellement, je suis pas mal fâché avec l'orthographe et la grammaire, si bien que lorsque j'ai écrit mon premier roman, il était truffé de fautes. N'ayant aucun moyen de m'offrir une correction "professionnelle", j'ai confié mon bébé à deux institutrices qui y ont trouvé des fautes, que j'ai aussitôt corrigées, pensant que finalement j'avais fait d'énormes progrès, à la vue du faible nombre de celles-ci. Je suis ensuite passé par lulu et là, j'en ai à peine vendu 50, sur 3 ans ! Mais j'ai eu des retours. On va dire un bon tier de mes lecteurs ont pris la peine de m'écrire pour me dire tout le bien qu'ils avaient pensé de mon bébé. J'en ai tiré une certaine fierté. Puis, constatant qu'effectivement être seul pour assurer sa promo, à moins d'avoir un carnet d'adresse long comme le manuscrit original de "Sur la route", c'était une vrai galère. Alors, je me suis récement engagé dans une nouvelle aventure: créer un collectif d'auteurs et de passionnés de littérature pour assurer aux autopubliés le même genre de service que l'on s'attend à trouver au sein d'une maison professionnelle, à savoir: un comité de lecture assurant la sélection des manuscrits sur les critères de la qualité et d'une charte éditoriale, un comité de révision/correction et enfin une force promotionnelle.
Comme je voulais que nous ayons quelque chose à proposer à notre catalogue en démarrant, j'ai fait lire mon roman à deux personnes impitoyables pour ce qui est de la détection des fautes en tout genre. Deux personnes d'un autre temps. Le premier est le père de mon beau père, il a dans les 80 ans et une parfaite maîtrise du français, le second, mon beau père a les mêmes dispositions. Ensemble, ils m'ont trouvé plus de 200 fautes !!!!
J'ouvre une parenthèse à propos des deux institutrices que je referme aussitôt ;)
J'en ouvre aussi une autre à propos des lecteurs qui ont pris la peine de me complimenté mais qui n'ont peut-être pas osé me dire que mon manuscrit était miné, à moins qu'ils aient été totalement nuls en français mais comme j'ai du respect pour eux, je n'ose pas le penser.
De cette expérience, j'ai tiré quelques leçon.
La première est qu'il ne faut faire confiance à personne, (non je plaisante).
Le travail de réalisation d'une oeuvre écrite est un travail solitaire et, sauf exceptions, peu lucratif. Or, on peut peu avec des moyens moyens. Bien peu d'entre nous ont les moyens de s'offrir les services d'un réviseur/correcteur de qualité. Et s'atteler à cette tâche seul est une gajeure. Généralement, l'auteur est le moins bien placé pour trouver les fautes dont il a truffé son manuscrit, un regard extérieur est bien plus efficace si tant est qu'il maîtrise l'expression écrite, ce qui devient de plus en plus rare par les temps qui courent.
Quant au travail de promotion n'en parlons pas. Certains auteurs ont une fragilité onthologique quand il s'agit de leur travail. A moins d'avoir déjà vendu des milliers d'exemplaires, on est toujours dans le doute. D'autres en revanche sont sûrs d'avoir pondu le roman du siècle ou l'essai qui révolutionnera la pensée contemporaine. Dans un cas comme dans l'autre, il est difficile d'envisager promouvoir son travail comme il convient.
La solution résidait peut-être dans une entreprise collective ?
Vendre un catalogue plutôt qu'une oeuvre unique, c'est rassurant. A plusieurs, on démultiplie les possibilités de contacts avec des librairies et des lecteurs, on peut assurer une présence commune à plusieurs endroits en même temps dans des salons, des festivals, des dédicaces, etc... on peut développer une communication commune sur les réseaux sociaux, etc...
Réviser et corriger un manuscrit à plusieurs, l'un après l'autre, c'est aussi assurer une plus grande probabilité de voir disparaître ces satanées fautes.
Enfin, si on place la barre assez haut, on peut aussi proposer un catalogue de qualité que les libraires n'auront pas honte de promouvoir auprès de leurs habitués.
Bref, l'union fait la force.
Mais c'est aussi tenter de résoudre la quadrature du cercle, d'une certaine manière, les auteurs étant des travailleurs solitaires la plupart du temps.
Comme disait l'autre: auteurs autopubliés de tous les pays, unissez-vous !
Alexandre.
oups !
oups !
En première phrase, il fallait lire : Je viens de relire attentivement cet article (et le précédent) et leur fil de discussion, au lieu de Je viens de relire attentivement cet articles (et le précédents) et le fil de la discussion.
Salut Alexandre,
Merci pour le témoignage.
Une remarque.
Par aveu de faiblesse ou idolâtrie d’un talent qui nous échappe, nous avons besoin de reconnaitre la difficulté de l’étape de révision. J’ai abordé sur deux billets cette problématique sans avoir entamé vraiment le bout de la baguette. À défaut de savoir, il faut reconnaitre la connaissance chez l’expert. Hors ce matin, le réviseur le plus connu au monde (;-)) The American Editor, explique dans un billet très pertinent , qu’un auteur avec un budget minimum devrait investir ses sous... dans la page couverture. Le fond du propos squatte cependant sur le terrain que tu as abordé : l’improvisation coûte cher.
C'est aussi pour ça que nous
C'est aussi pour ça que nous sommes également à la recherche d'illustrateurs. Pour l'instant nous n'avons pas de budget du tout mais il y en a qui sont très bons, pas ou peu connus et qui ont besoin de produire un peu pour pouvoir enrichir leur portfolio. J'en ai trouvé quelques uns sur twitter mais je sens que c'est une des parties du travail qui sera la plus délicate, avec celle du comité de lecture en amont de tout cela bien entendu.
Délicat!
La fragilité en période de démarrage...
Vous avez combien de livres en processus d'évaluation?
Combien en commercialisation?
Combien d'auteurs dans la tribu?
Merci pour le partage!
Nous sommes 5 en tout pour l
Nous sommes 5 en tout pour l'instant, dont 3 auteurs (dont un qui est en train d'écrire sont premier roman).
Sinon, nous avons reçu au début de la semaine dernière l'ensemble des nouvelles qu'à écrites Dominique Warfa entre 1977 et 2004. Nous allons créer une intégrale à cette occasion. Le manuscrit fait 473 pages A4 et est composé de 23 nouvelles.
Sinon pour l'instant nous avons un seul ouvrage au catalogue.
On a débuté au début du mois de mai aussi. Sinon, en parallèle on est également partenaire du festival de SF de Roanne. Ce festival ne pourra pas se tenir à Roanne précisément cette année aussi nous allons le virtualiser sur le web et sur une plate-forme identique à second life, open simulator. Nous travaillons avec Yann Minh sur ce coup là et c'est moi en particulier qui coordonne l'ensemble du projet au niveau technique, qui développe le site web, seul, et la partie 3D avec Yann. Beaucoup de travail donc mais ça sera payant à terme je pense, et très intéressant aussi. Nous avons pu faire de très nombreuses rencontres très intéressantes lors de ce partenariat et ce n'est que le démarrage du projet puisque le festival se tiendra du 12 décembre au 31 décembre 2012. Le titre c'est: le premier festival de SF virtuel avant la fin du monde ^^
WOW!
Tu as des liens pour que je puisse parler de ce premier festival virtuel de SF?
oui il y a un blog mais pour
oui il y a un blog mais pour l'instant mieux vaut ne pas trop en parler dans le sens que tout est encore en cours de développement, particulièrement la partie 3D. Mais les infos concernant l'avancement du projet seront publiées ici au fil de l'eau jusqu'à ce que l'innauguration ait lieue
http://festivalsf.longshucorporation.org/
L'autre côté du miroir
Bonjour,
Je ne sais pas si votre conversation est terminée ou non, mais je l'ai trouvée très intéressante.
Je ne suis pas correctrice pour une maison d'édition, je travaille à mon compte, principalement en tant que biographe, mais pas seulement. Souvent des textes me sont envoyés par des auteurs, sur les conseils de leur imprimeur pour une correction orthographique. Mais lorsque le texte me plait et que se noue avec l'auteur un rapport sympathique, s'il le souhaite, je vais plus loin dans la correction que les simples erreurs d'orthographe...
Comment l'expliquer ici, rien ne me peine plus qu'un texte autoédité dont on sent que l'auteur aurait pu faire un roman extra et qui se trouve "gâché" par des maladresses, des invraisemblances, des erreurs qu'un regard extérieur aurait pu aider à corriger.
En cela, réside réellement l'intérêt de faire appel à quelqu'un qui s'est spécialisé dans ce domaine. Il est difficile d'avoir soi-même le recul suffisant sur un texte, à moins d'avoir VRAIMENT beaucoup de temps. Je comprends aussi que cela coûte cher et que lorsque l'on doit ajouter cela au coût de l'impression, cela fasse beaucoup.
Aussi je pense qu'il faut considérer le recours à un lecteur/correcteur professionnel, non pas comme une simple correction mais comme un vrai travail sur l'écriture, un investissement que vous faites pour votre pratique et dont les effets ne se réduiront pas à un seul ouvrage mais à l'ensemble de votre travail d'écriture.
Reste à trouver la bonne personne. Et, selon l'expérience de mes clients, il faut parfois en "essayer" plusieurs, avant de trouver celui (ou celle) avec laquelle vous allez être sur la même longeur d'onde. Il vous faut trouver une personne en qui vous ayez confiance, avec laquelle vous pourrez échanger et dont la qualité essentielle, outre la disponibilité, le sérieux, sera d'être à votre écoute. Qui vous lira, saura vous montrer où sont vos qualités et où votre texte pêche. Qui vous aidera à trouver votre propre style et à l'améliorer ou à aller plus loin encore dans votre écriture.
Personnellement, c'est un travail que j'adore, je prêche donc un peu pour ma paroisse, évidemment, mais ... il y a un réel intérêt dans ce travail d'aller retour du texte entre celui qui l'écrit et moi qui le lit et fait des propositions dessus.
Voilà,
Une correction sérieuse, c'est donc possible aussi pour les auteurs qui ne passent pas par une maison d'édition (ou cela peut être préalable à l'envoi en maison d'édition).
Bonne écriture à tous et je vous souhaite de rencontrer vos lecteurs !
amicalement
Comment choisir?
Bonjour Emmanuelle,
Toute la difficulté, outre les considérations financières, réside effectivement dans le choix du partenaire. Un des avantages de l'autopublication est de permettre cette liberté. L'auteur édité n'a pas ce choix malheureusement. On lui «donne» un collaborateur et le binôme va son petit bonhomme de chemin, pour le meilleur ou le reste! Et en général, il n'y a pas obligatoirement de contact entre les deux unités...
Donc comment choisir?
Vous avez une perception à partager ?
Et comment facturez-vous?
luc
Expérience personnelle de relecture
Bonjour,
J'ai découvert votre blog en m'abonnant à votre fil twitter (suite à votre propre abonnement au mien). Je lis vos pages avec plaisir, étant passé par ces réflexions quand je voulais éditer le roman de fantasy de mon épouse Catherine Boullery.
Quant à la relecture, j'ai utilisé Antidote (très bon logiciel) et le site internet Orthonet quand j'étais coincé. Un pure player de l'édition numérique a accepté de publier son livre « Aila et la Magie des Fées » et a corrigé des fautes (il en restait, c'est vexant). Par la suite, d'autres lecteurs numériques ont encore signalé d'autres erreurs (qu'il est possible de corriger pour les prochains lecteurs...).
Quelques lecteurs ont été remarquables dans le détection des fautes. Nous sommes dans la relecture du second tome et le processus de correction sera le suivant : Antidote et Orthonet, l'éditeur, les deux personnes qui ont fait leurs preuves (et qui sont volontaires).
En ce qui concerne la relecture effectuée par les éditeurs dans le temps. Ma propre expérience (j'ai publié aux Presses de la Cité) m'a montré qu'ils corrigeaient très bien (à 97 %, je dirais) et qu'ils arrivaient aussi à rajouter des fautes que l'auteur n'avait pas faites. La fierté de voir son ouvrage publié avec des coquilles en prend un coup !
Bonne continuation.
Mon métier : correctrice
Bonjour à tous,
Je viens de lire les articles et les différents commentaires et je voudrais vous parler de mon expérience professionnelle de lectrice-correctrice de ces trois dernières années.
Pour commencer, je précise que je n'ai pas suivi de cursus étudiant pour exercer en indépendante. Je suis arrivée dans ce métier tout à fait par hasard, pour aider une amie éditrice.
Dans les années 80, lorsque vous vous prétendiez secrétaire, un test de français (orthographe, syntaxe, rédaction) était imposé par tout chef d’entreprise en recherche d'un salarié. Je suis donc allée à l'école du zéro faute !
Après une carrière de secrétaire de direction, interpréter et retranscrire une pensée n'est plus un problème, c'est devenu une seconde nature ! Merci à mes différents employeurs...
Aujourd'hui, je travaille essentiellement pour des personnes qui souhaitent s'auto-publier, sur des premiers romans et c'est en cela que mon travail est passionnant : le défi de présenter un livre digne d'une grande maison d'édition d'un auteur totalement inconnu (ou presque) qui pourra le vendre avec fierté, amener un écrivain à trouver au fond de lui ce qu'il veut exprimer et faire en sorte que son message soit compris.
Après cette présentation rapide, je vais reprendre certains thèmes abordés dans les commentaires précédents.
Concernant l'aide de la famille ou des bêta-lecteurs, voici ce que j'écris sur mon site internet :
"Je lis beaucoup de livres et j'ai parfois de désagréables surprises... Bien entendu, je ne parle pas du fond, de l'histoire puisque nous avons tous des manières différentes de l’apprécier. Mon propos, ici, concerne la forme. Quel jugement apporter sur un ouvrage où les fautes d'orthographe ou de grammaire pullulent, où les temps de conjugaison ne sont pas appropriés, où la mauvaise ponctuation oblige à relire trois fois la phrase pour arriver à la comprendre ?
Nombre d'auteurs font examiner leur manuscrit par des amis, des membres de leur famille. C'est une très bonne approche pour avoir des retours de lecture, des critiques et analyser comment le lecteur a perçu l'histoire.
Mais peut-on demander à quelqu'un dont ce n'est pas le métier de corriger l'ensemble d'un texte ? J'ai constamment la preuve sous les yeux que non !
Une correction appelle l'application des règles régissant notre belle langue française (et elles sont nombreuses...), mais également, des règles imposées par les éditeurs, celles en usage à l'Imprimerie nationale, et la plus importante, à mon sens : la règle du respect du lecteur."
Un autre point concerne le coût d’une correction par un professionnel. En parcourant le Net, j’ai pu me rendre compte que les tarifs sont très variables d’un site à l’autre, d’un indépendant à un autre. Je pense que cela dépend comment on conçoit le métier ; personnellement, mon but n’est pas de m’enrichir, mais d’apporter une aide. Je n’applique donc pas des tarifs démesurés, je tiens à ce que les prix restent accessibles à tous. De plus, compte tenu des difficultés économiques de notre époque, j’accorde des délais de paiement à qui en a besoin. Je crois (toujours pour mon cas personnel) que le coût de la correction n’est pas un obstacle, mais bel et bien une plus-value.
Dernier point sur lequel je souhaite réagir : les corrections dans les maisons d’édition.
Actuellement, être publié au sein d’une maison d’édition (même prestigieuse) n’est plus gage de qualité (tant sur le fond que sur la forme, malheureusement). Les éditeurs font de plus en plus l’impasse sur les corrections pour des motifs économiques ou, pour paraître faire les choses correctement, font appel à des bénévoles (qui ont bien du mérite, mais qui sont rarement des professionnels) ce qui donne au final des textes où il est impossible de compter les fautes.
J’ai eu le cas tout récemment avec le livre d’un auteur internationalement connu, publié par une des plus grosses maisons d’édition française et où ma lecture a été totalement gâchée par ce manque de correction (double sens !)
Pour finir, M. Prévost, je vous invite à lire l’interview à laquelle j’ai répondu et je suis à votre disposition si vous avez des questions d’ordre général sur le mode de fonctionnement de mes services (http://undermyfeather.wordpress.com/guide-dauto-edition/interview-de-sabine-barbier-correctrice/)
Merci pour votre article, vos questionnements, que je vais relayer sur les réseaux.
Rien à dire!
Merci pour votre «témoignage»... ;-)
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